Un juste équilibre entre attachement et

détachement...

 

 

C’est ainsi qu’il faut idéalement
concevoir notre relation aux personnes et aux choses 

Un sage prit la parole et dit : 

 

" C’est ainsi qu’il faut concevoir notre relation aux personnes et aux choses : un juste équilibre entre attachement et détachement.

 

Il est tout à fait naturel que nous nous attachions à ceux que nous aimons. Il n’y a pas d’amour sans attachement. Mais il  nous faut aussi apprendre à cultiver l’esprit de détachement, qui nous rappelle que nul être ne nous appartient, que chaque personne suit sa propre destinée.

Ne laissons jamais le poison mortel de la possessivité envahir notre âme.

Si nous ressentons de la jalousie, ce qui est aussi naturel, travaillons sur le détachement. Et acceptons l’idée de la séparation.

Demain, celui ou celle que nous aimons devra peut-être nous quitter ou mourir. Il nous faut donc apprendre à nous attacher de tout notre cœur aux êtres qui nous sont chers, tout en cultivant le détachement de l’esprit, qui crée une certaine distance avec nos émotions et nous rappelle sans cesse que tout est impermanent, éphémère, que nul ne nous appartient.

 

 Gardons aussi à l’esprit que nous sommes seuls, que nous sommes nés seuls et que nous mourrons seuls. Ne cherchons pas à fuir cette solitude existentielle en nous attachant de manière excessive, dans une sorte de fusion, avec un autre être. Sachons que nous devrons tôt ou tard être séparés et apprenons à aimer en nous attachant de manière juste.

 

Il en va de même pour tout : profitons de ce que la vie nous donne d’agréable –santé, maison, travail, honneur – mais ne nous y attachons pas de manière excessive. Soyons prêts à perdre ce qui nous a été donné.
Cette attitude juste procure ce que l’on appelle l’ «  équanimité » : une distance sereine face aux événements de la vie, agréables ou douloureux. Celui qui parvient à cette équanimité est le plus libre des hommes. Rien ne peut atteindre sa sérénité. Il pourra certes ressentir tristesse et colère, plaisir et déplaisir, crainte et espoir, mais plus rien ne troublera le fond de son âme, qui demeure dans la paix. Plus aucune émotion ne le submergera au point de lui faire perdre cette joie et cet amour qui le relie à l’Äme du monde."

 

Extrait du livre «  L’Âme du monde » de Frédéric Lenoir